Le consommateur d’information

Comme l’expliquait Philippe, c’est souvent le terme « journaliste » qui pose problème lorsqu’il est question de « journalisme citoyen ». Le fait que les journalistes professionnels butent sur ce point me décourage, pour la simple et bonne raison que personne ne prétend vouloir les remplacer, et personne ne se prétend journaliste. Personnellement, ça ne me dérangerait pas d’appeler ça « quelqu’un qui écrit des affaires », si ça permettait de passer à autre chose.

Mais en lisant ce matin Seth Godin, gourou du marketing, je me suis dit que c’était peut-être l’autre terme, « citoyen », qui posait problème :

« Citizen recognized the power of this individual. Citizens are no longer the weak, isolated pre-consumers in front of a TV set in 1971, with few options. Now, citizens appear to be holding all the cards. It sounds a bit pretentious, but then, so do most terms marketers use. »

Possiblement que le citoyen, du point de vue du journaliste, reste encore un simple consommateur d’information et qu’on ne réalise pas encore le changement qui prend forme. Peut-être que cette logique de marché doit être revue pour qu’on accepte qu’un nobody puisse poser un acte journalistique.

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