Captain Marvel

Ben moi je me suis attardé à l’oeuvre féministe de l’heure. Non, je ne parle pas du nouveau livre de Judith Lussier, mais bien de Capitaine Marvel, le dernier volet de l’univers des Avengers.

C’est le premier des 20 films de cette série-là qui met en vedette une superhéros féminine.

Et évidemment, ça a fâché ben du monde, une superhéros femme. Les trolls masculinistes de tous les pays se sont unis pour attaquer le film sur les réseaux sociaux, avant même sa sortie.

Si même les superhéros sont pu des hommes blancs, il va nous rester quoi?

Donc, grosse campagne anti Capitaine Marvel avant sa sortie. Résultat: un box office qui dépasse les attentes.

Ce qui veut dire, comme la plupart du temps avec les trolls, c’est qu’ils sont peu nombreux mais qu’ils ont une grande influence sur les médias.

En gros, ce film-là, c’est l’histoire de la naissance de la superhéroïne Capitaine Marvel.

La capitaine des Merveilles.

Aucun lien de parenté avec Alice au pays des merveilles, même si paraît que les deux sont très bonnes aux cartes.

Ça sonne toujours moins bien en français des noms de super héros. L’homme fourmis, les tortues mutantes adolescentes ninja, et l’homme super.

Y’en a même un qui s’appelle piscine morte.

Capitaine Merveille est interprétée par Brie Larsonn. Brie comme le fromage. Comme Camembert Wilson, et Feta Riddez, la soeur de Mia et Sita.

Elle vient d’une autre galaxie, madame Marvel, et là je veux pas trop divulgâcher, mais disons qu’on découvre un moment donné qu’elle vient pas tant d’une autre galaxie et qu’en fait son nom c’est Carole.

Elle dit un moment donné avec beaucoup de fierté et de la musique triomphante: « Mon véritable nom est Carole ».

C’est un peu comme si on découvrait que Superman s’appelle dans le fond Rodrigue, qu’il vient de Chicoutimi et qu’il a acquis ses superpouvoirs pendant un tremblement de terre.

Et Carole, comme elle vient d’une autre Galaxie mais pas vraiment, elle saigne bleu. Elle a du sang bleu. Comme Louis 14 et Louise Deschâtelets.

Son monde lointain est dirigé par une Intelligence artificielle qu’ils appellent l’Intelligence suprême. Genre quasiment plus intelligent qu’Éric Lapointe.

Ça devrait rejoindre tous les citoyens du Canada, nous qui sommes dirigés par quelqu’un d’artificiellement intelligent aussi.

Y’a aussi Samuel L. Jackson qui joue là-dedans. Il est très présent même. Parce que tsé, une héroïne féministe a quand même besoin de 22 hommes pour l’aider.

Samuel L Jackson qui a été rajeunit au montage. Parce que ça se passe dans les années 90 et que son personnage est plus vieux dans les autres films de la série. Donc il a tourné le film, pis après ils lui ont botoxé la face au Photoshop.

C’est quand même assez réussi. Ça veut dire que bientôt, on va peut-être pouvoir faire des films au complet avec des vieux acteurs ou actrices, mais qui ont l’air jeunes.

Par exemple, plutôt que d’engager Jean-François Pronovost pour faire Passe-Montagne, on aurait pu reprendre Jacques L’heureux et le faire redevenir jeune.

On aurait économisé sur les souliers neufs et les beaux vestons.

Evidemment, y’a des méchants dans ce film.

Et je vous dis ça comme ça, dans les films, c’est pas toujours ceux qu’on pense, les méchants. C’est plutôt souvent celui que tu penses qu’il est fin, mais il a une cicatrice dans la face, un oeil qui louche ou une intolérance au gluten.

Alors Capitaine Marvel se ramasse sur la terre en 1995, et ça vient avec tous les clichés de ces années là pour satisfaire les nostalgiques: les clubs vidéos, les pagettes, l’argent et le vote ethnique.

Et la musique des années 90, évidemment. Y’a même du Nirvana.

Quand Nirvana joue dans un film de superhéros, on est quand même loin de l’esprit du grunge.

Kurt Cobain a dû se retourner dans son urne funéraire.

À moins que Courtney Love l’ai déjà toute sniffé.

Mais moi ce qui me gosse le plus de Capitaine Marvel, c’est qu’au fur et à mesure du film, elle découvre la puissance de ses pouvoirs.

Et ça finit pu!

Elle peut pitcher des bombes nucléaires avec ses mains, cracher du feu par les yeux, voler plus vite que le concorde et respirer dans l’espace.

Respirer dans l’espace, faut le faire quand même. J’ai de la misère à respirer chez Roger quand quelqu’un se commande des fish and chip, alors respirer dans l’espace, faut être fait fort.

Tout ça parce qu’elle est tombé dans un réacteur supraluminique quand elle était petite.

C’est un peu comme Superman, le superhéros qui m’insulte le plus au monde. Un moment donné, quand t’es rendu que t’es capable de soulever la terre, ou de mettre le feu à l’enfer, c’est un peu n’importe quoi.

Moi j’aime mieux les superhéros humains qui triomphent grâce à leur intelligence et un très gros compte de dépenses.

Le superpouvoir de Batman, c’est d’avoir hérité de la fortune de son père, ça c’est plus utile pour sauver un groupe en détresse.

Bon, ç’a pas marché avec PKP et le PQ, mais quand même.

Donc tout ça pour dire qu’au final, à part que l’héroïne est une femme, c’est pas ben ben féministe.

Mais à cause des critiques de trolls et des controverses qu’ils causent, ben les acteurs de ces films doivent aller sur toutes les tribunes les défendre avant leur sortie, même si au final, le film est pas si bon et pas si féministe.

Et quand je dis pas si bon, c’est une façon de parler, parce qu’il a réussi sa mission de me divertir à 100%.

Je donne 5 étoiles.

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