La déception du TGF

Ça me rend un peu triste cette annonce de « Train à grande fréquence » entre Québec et Toronto. Je suis content que le projet existe, mais déçu du manque d’ambition. Robert Dutrisac explique bien pourquoi dans Le Devoir:

Or il faut comparer la performance promise avec celle des modes concurrents de transport. Pour le trajet Québec-Montréal, le train rivalise avec la voiture individuelle : en TGF, il faudra mettre à peu près le même temps. Pour les trajets Québec-Toronto ou Montréal-Toronto, c’est l’avion qui supplante le TGF : même en tenant compte du temps perdu dans les aéroports, l’avion est près de deux fois plus rapide. Pour les fins de comparaison, le train à grande vitesse (TGV), une technologie éprouvée depuis 40 ans — la première ligne commerciale fut inaugurée en France en 1981 —, franchirait la distance entre Québec et Montréal en une heure dix minutes. Et Montréal-Toronto en deux heures trente, centre-ville à centre-ville, ce qui place ce moyen de transport devant l’avion.

Prendre le taxi ou le métro pour aller jusqu’à la station de train, pour ensuite faire un voyage à Québec qui nous fera économiser 30 minutes, ça ne fera pas de ce mode de transport une option compétitive.

Le Canada est le seul pays du G7 à ne pas avoir de TGV. Ce n’aurait même pas été audacieux de choisir le TGV, mais ça aurait au moins permis de faire un peu de rattrapage.

Commentaires

Pierre Martin dit :

Petite erreur dans le texte de Dutrisac : le premier TGV est le Shinkansen japonais et il date de 1964. Par ailleurs, je me questionne sur ce besoin de vitesse, tout le temps, partout. Je comprends que c’est ce que le « marché » demande, mais est-ce un si bonne idée?

[…] pétrolière. Peut-être que ça vaudrait la peine d’investir ailleurs comme dans le TGV, explique ce professeur de […]

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