Après le poké bol, le raclette bol

Rendu là, appelez-ça une poutine.

Mais ce n’est pas ça le scandale, selon cette chroniqueuse:

J’avoue être demeurée quelque peu sceptique face à ce constat digne des pires romans de Houellebecq jusqu’à ce que je tombe, en faisant mes courses dans une célèbre chaîne de produits surgelés, sur un « Raclette bowl ». Oui, un « Raclette bowl ». Ce n’est pas tant l’incongruité du terme qui m’a perturbée mais plutôt le fait que mon premier réflexe ait été de me dire : «  Après tout, pourquoi pas me faire ma petite raclette en solo devant un bon film ?  » Ce réflexe était la manifestation la plus éclatante de tous les travers soulignés par l’ouvrage de Jérémie Peltier. J’étais prête à ramener le plat probablement le plus symbolique de l’esprit de convivialité à la française, le plus ritualisé de tous les foyers de l’hexagone, à un simple « bowl » de fromage fondu et de charcuterie bas de gamme.

Le « Raclette bowl », ultime alerte avant la mort du vivre-ensemble.

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