La marchandisation de la nature

Entrevue intéressante dans Le Devoir sur la marchandisation de l’environnement.

On connaît bien l’exemple des gènes transformés en marchandises. Des milliers d’experts travaillent aussi à donner un prix à des espèces, à des paysages ou à la séquestration du carbone. Les méthodes d’évaluation peuvent se faire avec des enquêtes auprès des gens. On leur demande par exemple : quel prix seriez-vous prêts à payer par an pour soutenir une politique de conservation du grizzli ou de la baleine bleue ? La réponse donne la valeur de l’espèce. On arrive à des résultats qui n’ont aucun sens. Quand les Américains veulent payer 63 $ pour protéger le saumon du Pacifique et seulement 8 $ pour celui de l’Atlantique, on imagine qu’il y a plus de pêcheurs de saumons dans l’ouest que dans l’est des États-Unis. C’est ce qu’on appelle en statistiques un biais d’échantillonnage. Si on demande aujourd’hui à une femme afghane combien elle est prête à payer pour protéger le panda géant, à mon avis, ça ne sera pas beaucoup.

Tout n’a pas une valeur marchande et envisager de régler la question climatique de cette façon ne fonctionnera pas, selon la chercheuse interviewée.

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