Catégorie : centpapiers

CentPapiers et la publicité communautaire

Comme vous le savez peut-être, CentPapiers n’affiche plus de publicité. Le fait de redistribuer les revenus n’était pas un incitatif à la participation (peut-être parce que les revenus étaient faibles), et nous pensons que le journalisme citoyen sera mieux servi grâce à une approche plus « communautaire ». Si un jour la publicité revient, ce sera sans doute pour rémunérer les éditeurs ou administrateurs du site.

Nous avons donc décidé d’offrir la bannière de type « leaderboard » au haut du site aux rédacteurs. J’ai expliqué le tout sur le blogue de CentPapiers :

« Comme CentPapiers ne présente plus de publicité, nous avons crû bon offrir l’espace « publicitaire » au haut du site aux rédacteurs de CentPapiers.

Ainsi, la bannière offrira au hasard un lien vers un site d’un auteur ayant publié un article au cours du dernier mois. Plus le rédacteur aura publié de textes, plus de chances il aura d’avoir un lien vers son site.

Si l’auteur n’a pas inscrit de site à son profil, la bannière dirigera plutôt vers la page de l’auteur sur CentPapiers. Pour ajouter un site à votre profil, il suffit de cliquer sur le lien « Votre page » et de choisir « Modifier vos informations ».

Si vous ne possédez pas de site, il est bien sûr libre à vous de pointer vers un site que vous aimeriez encourager. »

Des nouvelles de CentPapiers

Avant-hier, CentPapiers a battu son record de visites avec plus de 8000 visiteurs. Nous n’avons aucune idée d’où ils proviennent, mais ils sont tous arrivés sur un article à propos de Bernard Tapie dont il a probablement été question sur une radio ou télévision française. Eh bin.

D’ailleurs, depuis cette semaine, nous avons intégré quelques rédacteurs pour nous aider à l’édition du site. Les articles devraient ainsi sortir plus rapidement, et il devrait y avoir un peu plus de vie sur le site. Disons que nous sommes pas mal occupés par le Sportnographe par les temps qui courent.

Enfin, Jean-Philippe et moi avons participé lundi dernier au tournage d’un documentaire de Jacques Godbout et Florian Sauvageau sur l’état du journalisme : « Le 4e pouvoir ». Pas de la petite bière.

Ça s’est plutôt bien passé même si j’ai l’impression d’avoir paru assez con avec une de mes réponses (espérons que ce sera coupé au montage), et que nous avons dû courir pour nous y rendre puisque la ligne orange était en panne. J’aurai probablement des ronds sous les bras, dans votre téléviseur (à moins que ça aussi, s’enlève au montage ?).

Modifications mineures à CentPapiers

J’ai modifié quelques petits trucs sur CentPapiers, histoire de le rendre plus attrayant :

  • Ajouté les dernières nouvelles avec petites photos dans la colonne de droite des articles;
  • Enlevé la publicité de format « big box » (toute la pub risque de foutre le camp bientôt);
  • Ajouté une boîte avec les onglets « plus lus », « meilleures notes », et « plus commentés »;
  • Agrandi la taille de la police;
  • Désactivé l’agrégation des fils RSS de quelques médias d’ici pour la remplacer par la Google AJAX Feed API;
  • Changé la couleur du menu de connexion (en jaune pour l’instant, en souvenir de Branchez-Vous).

D’autres modifications sur le fond et la forme viendront prochainement.

La fondation Agoravox

Agoravox se transforme en fondation. Ça fait quelques temps que c’est annoncé, mais cet article du site Écrans de Libération explique bien la patente :

« Participatif, le site rassemble plusieurs milliers de contributeurs ; ils le font, donc cela leur appartient. Il fallait une cohérence avec notre modèle de journalisme participatif. De plus, nous souhaitons protéger son indépendance et le mettre à l’abri des collusions. »

On y apprend quelques trucs intéressants :

  • Agoravox a été valorisé, au moment de la présidentielle et du pic d’engouement pour le Web 2.0, entre 10 et 15 millions d’euros;
  • Agoravox a audience qui varie entre 800 000 et 1 million de visites par mois;
  • La publicité rapporte entre 20 000 et 30 000 euros mensuels.

Malgré cela, Agoravox prend le chemin très noble du « mécénat de l’information », et nous allons suivre avec intérêt ce qui se passe avec nos amis Français…

Quelques changements sur CentPapiers

Publié sur le blogue de CentPapiers :

Vous aurez peut-être constaté que CentPapiers n’arbore plus la bannière de Branchez-Vous ! en en-tête. C’est que notre entente avec Branchez-Vous ! tire à sa fin et que nous avons décidé d’adapter notre collaboration afin qu’elle reflète mieux nos besoins respectifs.

Bien que ce partenariat nous ait apporté une belle visibilité, la bannière portait à confusion sur le statut de CentPapiers face à Branchez-Vous ! et prenait sans contredit beaucoup d’espace. De plus, les revenus publicitaires n’étaient pas au rendez-vous (ce qui n’a rien à voir avec Branchez-Vous !), et nous croyons qu’il est peut-être temps d’imaginer un nouveau modèle publicitaire. Notre association avec Branchez-Vous ! se voit réduite un peu, mais nous sommes à planifier une nouvelle forme d’échange dont nous vous expliquerons les termes sous peu.

Nous n’en sommes qu’à l’état de réflexion (et nous vous invitons grandement à y participer), mais nous songeons à instaurer un système de publicité « communautaire » qui permettrait aux participants de CentPapiers d’installer leurs bannières sur le site, selon certaines conditions. Nous garderions peut-être un petit espace publicitaire afin de payer les coûts d’opération (plutôt bas).

De fait, la redistribution des revenus s’est avérée un exercice complexe pour le peu de revenus engendrés. Nous croyons qu’il s’agit toujours d’une bonne idée et n’excluons pas de réinstaurer un tel système dans un avenir où le volume des visites serait suffisant.

D’autre part, nous aimerions mettre en place une interface technique qui permettrait aux membres de choisir les articles à publier. L’idée est d’injecter un peu plus de démocratie dans le processus, et d’alléger la tâche d’éditeur qui peut être parfois plutôt lourde.

En plus de quelques petites rénovations, nos objectifs à court terme sont donc de mettre en place un système publicitaire communautaire ainsi qu’un outil pour permettre aux membres de juger des articles à publier. D’ici là, n’hésitez pas à nous faire pas de vos commentaires, à nous faire des suggestions… ou à nous proposer vos services.

J’ajouterais que je trouve CentPapiers plus beau « avec pas » de jaune. La nouvelle bannière de Branchez-Vous est moins pire, mais je ne suis pas sûr si les deux teintes de bleu auraient été en harmonie.

Un autre travail d’étudiants où il est question de CentPapiers

J’imagine que c’est assez positif quand des étudiants traitent de CentPapiers dans leurs travaux.

En avril dernier, un étudiant suisse nous contactait pour nous pointer son travail à propos de CentPapiers. Aujourd’hui, je constate par l’entremise de Projet J que des étudiants des HEC parlent à quelques reprises du site dans leur travail de recherche sur l’impact du numérique sur l’industrie de la presse.

Pas encore lu, mais je le ferai sûrement sous peu, en espérant qu’il n’y aura pas autant de fautes que cette phrase le laisse présager :

« Par contre, pour l’instante, à l’extérieur des sites de journalismes citoyens comme CentPapiers, ils sont très peu à le faire. »

Leur blogue a l’air plutôt intéressant… hop dans le Google Reader.

Pourquoi je quitte iWeb et où je m’en vais

Maintenant que tout le monde chez iWeb est au courant, je peux en parler ici : je quitte mon poste de responsable des communications.

Ça n’a rien à voir avec iWeb. Il s’agit d’une excellente entreprise toute pleine de gens superextra. J’y ai vécu de beaux moments et continuerai de suivre avec attention son développement.

Avant de continuer, si quelqu’un se cherche un emploi, mon poste est ouvert. En gros, ça consiste en rédiger des communiqués, des infolettres aux clients, le contenu du site, et à participer à la réflexion sur le marketing en ligne. Une grosse partie du travail consiste à rédiger pour le blogue de iWeb. Être payé pour bloguer, pas trop mal comme idée ! Faites-moi signe si ça vous intéresse.

Donc, pourquoi est-ce que je quitte alors ? Parce qu’on m’a offert l’emploi presque rêvé. Je coordonnerai les activités en ligne (je me cherche encore un titre glamour) du Forum Canadien de Recherche Publique sur le Patrimoine. Deux de mes anciens profs viennent d’obtenir une subvention de deux millions (pas de blague sur Tourisme Montréal SVP) sur sept ans pour financer ce projet qui se veut entre autres (c’est le bout qui me concerne) une plateforme de participation en ligne qui regroupera les chercheurs du Canada en patrimoine, les experts de la question, et les citoyens.

Ce sera donc un endroit où les chercheurs pourront discuter des enjeux du patrimoine (une communauté de pratique donc), mais aussi un outil de participation citoyenne qui permettra de faire un lien entre la recherche et la pratique, qui contribuera, dans le meilleur des mondes à impliquer la population dans le processus de patrimonialisation (le processus par lequel on détermine ce qui est ou n’est pas considéré comme patrimonial). Ce sera aussi un observatoire de ce qui se passe en patrimoine, et éventuellement, une encyclopédie du patrimoine.

Il faut dire qu’en 2006, je prévoyais faire mon mémoire de maîtrise (en études urbaines) sur le FCRPP. À l’époque, malheureusement, la demande de subvention avait été refusée et j’avais fait dévier un peu mon sujet pour plutôt analyser les discussions sur un blogue qui traite d’aménagements urbains (Québec Urbain, en l’occurrence). J’avais tenté de déterminer quels étaient les caractéristiques des participants, les mécanismes techniques, et les éléments du discours qui influencent le débat, et qui en définitive, sont le mieux à même d’avoir un impact sur la sphère publique (mettons). D’ailleurs, il ne me reste qu’à l’imprimer (quelqu’un connaît une imprimante qui fait du recto-verso ?) et le déposer, ce mémoire.

Donc, mon nouvel emploi fitte parfaitement avec ce qui m’a suffisamment passionné pour en faire l’objet de ma recherche. J’aurai l’occasion de reparler de ces sujets parce que je compte bien créer un blogue consacré à la chose qui traitera de participation citoyenne en ligne, de cybergouvernance, de développement web, et qui documentera la conception du FCRPP.

J’ai un petit côté entrepreneur, mais un autre qui haït l’administration et les finances. Il s’agit là d’une excellente occasion d’avoir l’un sans l’autre. Je m’occuperai de tout ce qui touche au Web dans ce projet : planification du site, design, programmation, SEO, promotion, gestion, rénovation, etc.

Évidemment, ces considérations techniques sont de la petite bière. Le vrai défi sera de bâtir une communauté. C’est l’objectif principal de la patente. Je crois avoir un peu d’expérience de la chose, avec CentPapiers et le Sportnographe qui sont assez vivants. Reste que comme le dit ma prof, les gens qui s’intéressent au patrimoine sont souvent eux-mêmes patrimoniaux (je ne sais pas si j’ai le droit de répéter ça). Ce ne sera pas facile, donc.

Un autre facteur majeur pour ce changement de boulot relève de la qualité de vie. J’aurai un bureau à l’UQAM, mais je pourrai bosser de chez moi, d’un café, ou de la Gaspésie. Tôt le matin, de 8:00 à 17:00, ou en pleine nuit. Plein de temps pour la petite famille donc ! Du temps aussi pour les autres projets…

Cerise sur le sundae, ça me fera peut-être faire quelques voyages. Ça commence déjà à la fin juin alors que j’irai à Yellowknife (c’est pas la porte à côté !) pour le congrès de la Société pour l’étude de l’Architecture au Canada. Avouez que c’est exotique comme destination. Je me demande s’ils ont le wifi…

Voilà, presque tout est dit ! Mais j’en reparlerai sans doute !

Roger Drolet attire du beau monde

Ce que j’aime beaucoup sur les internets, ce sont les commentaires un peu débiles que suscitent certains textes.

Au début de 2006, j’écrivais un court billet sur Roger Drolet, un type passé maître dans l’art de dire aux autres quoi penser en leur faisant croire le contraire. Le billet est populaire dans Google, et je reçois régulièrement des commentaires, dont celui-ci ce matin, qui a été envoyé directement à l’adresse de CentPapiers :

« plus que vous riez de m drolet plus vous reculez.il a tout a fais raison
reveillez vous espece de quebecois en pente libre dans le noir!!! »

« Québécois en pente libre dans le noir », avouez que c’est chien.

Koumbit perquisitionné à cause de CMAQ

Ainsi, Koumbit, un hébergeur en forme de coopérative, a vu ses locaux perquisitionnés après que CMAQ eu publié les textes des « anarchistes » qui s’amusent à brûler des voitures par les temps qui courent.

Le Réseau Koumbit a reçu le 18 mars vers 20h00 la visite d’enquêteurs (2) de la section des incendies criminels, accompagnés de deux agents de police et munis d’un mandat de perquisition. Ceci, suite à des revendications parues sur le site Web du Centre des Médias Alternatifs du Québec (CMAQ) hébergé sur les serveurs de Koumbit. Vu le risque de saisie de matériel de travailleurs, Koumbit a été contraint de fournir trois lignes de « logs » aux inspecteurs.

Je me demande d’abord si CentPapiers aurait publié de tels communiqués de revendication, et ensuite si mes collègues chez iWeb auraient trouvé drôle de voir débarquer les policiers pour effectuer une fouille corporelle à mon serveur. Je me réponds dans le deux cas : je ne pense pas.

Quelques précisions sur la couverture du journalisme citoyen

Depuis que Voir s’est doté de la révolutionnaire technologie du RSS, je lis assidûment Steve Proulx, chroniqueur médias. Je le trouve généralement pertinent, et toujours intéressant.

…sauf quand il parle de journalisme citoyen. Pas que je ne respecte pas ses opinions. Il me semble que la question de l’implication des citoyens dans la production de l’information en est une qui soulève d’importantes questions, et qu’il faut voir tous les points de vue. Je suis loin d’être un pur et dur du journalisme citoyen, de toute façon.

Mais à chaque fois, il me semble que M. Proulx colporte de fausses informations qui sont empreintes de ce qui pourrait être de la mauvaise foi.

Au mois d’août 2006, il disait ceci à propos de centpapiers :

« Cent Papiers se veut l’équivalent québécois d’Agoravox.com. Un « média citoyen » où toutes les nouvelles sont écrites par vous, moi, n’importe qui. C’est l’avenir des médias, paraît-il. Les rédacteurs peuvent couvrir des événements qui sont ignorés par les grands médias, et les lecteurs peuvent voter pour les meilleures nouvelles. Tout ceci est-il garant d’un contenu d’intérêt public ? La nouvelle la plus populaire sur le site concerne « le chien le plus laid au monde ». Je n’ajoute rien. »

Je répondais à l’époque que :

1. Nous ne croyons pas que le média citoyen soit l’avenir des médias, mais plutôt une nouvelle forme de média qui complétera la première.

2. L’histoire du chien le plus laid est la nouvelle la plus populaire parce que la plus visitée (la popularité est calculée selon le nombre de visiteurs moyens). Il s’adonne que Google pointe à peu près tout le monde tapant « chien le plus beau du monde » ou « chien le plus laid du monde » vers cet article. Évidemment, ça ne veut pas dire que le média citoyen est garant d’un contenu d’intérêt public. L’exemple est simplement mal choisi puisqu’il confond appréciation des lecteurs et nombre de visiteurs.

Aujourd’hui, il nous revient, en parlant de inouille, avec un titre éloquent, « Potiner pour rien » :

« Il y a même du « potinage citoyen », désormais. Voyez le nouveau site : inouille.com. Je me demande sincèrement ce qui peut bien motiver des « citoyens » à le faire… gratuitement! Un dangereux supplément de temps libres, peut-être… »

Je l’ai inscrit en commentaire à ce texte, mais je le répète ici :

1. personne ne prétend qu’inouille est du potinage citoyen, alors je ne comprends pas l’utilisation des guillemets. Il ne s’agit que d’un endroit pour dire des niaiseries qui n’a pas le dessein de participer à une quelconque démarche citoyenne.

2. tel qu’indiqué sur le site, une partie (la totalité pour l’instant) des revenus est partagée avec les participants. Pas question de faire de l’argent sur le dos des gens.

D’autre part, l’idée est d’utiliser ce site de divertissement potentiellement générateur important de trafic pour financer les activités de la cause plus noble qu’est CentPapiers.

Il me semble qu’on nous fait dire des choses qu’on ne dit pas, et c’est le bout qui m’énerve un peu.