Se construire un deuxième cerveau

Suite à ma dernière infolettre où j’explique comment je travaille, un lecteur m’a proposé cette présentation sur le concept de se bâtir un deuxième cerveau. Je vais essayer ça.

Un programme qui programme

L’intelligence artificielle est maintenant capable de faire de la programmation.

Mr. Howard and others believe Codex could also help novices learn to code. It is particularly good at generating simple programs from brief English descriptions. And it works in the other direction, too, by explaining complex code in plain English. Some, including Joel Hellermark, an entrepreneur in Sweden, are already trying to transform the system into a teaching tool. The rest of the A.I. landscape looks similar. Robots are increasingly powerful. So are chatbots designed for online conversation. DeepMind, an A.I. lab in London, recently built a system that instantly identifies the shape of proteins in the human body, which is a key part of designing new medicines and vaccines. That task once took scientists days or even years. But those systems replace only a small part of what human experts can do.

Peut-être que ça rendra la programmation accessible à un plus grand nombre… ou peut-être que l’Intelligence Artificielle va anéantir l’humanité.

L’apparence de la vérité

Belle citation.

Rebels News: fâcher pour faire de l’argent

Le rôle des médias dans la polarisation

Ceux qui font beaucoup d’argent à manipuler l’opinion publique ont un impact réel sur la vie des gens.

Avec l’élection de Donald Trump, certains médias ont lâché la bride du complotisme. Les chercheurs montrent qu’un talk-show en particulier a fait basculer la polarisation du côté obscur de la force : le 5 septembre 2017, Rush Limbaugh l’animateur radio le plus populaire aux Etats Unis remet en question la sévérité de l’ouragan Irma pourtant annoncé très dangereux et suggère que les médias exagèrent le risque et paniquent les gens pour les convaincre du changement climatique. Les chercheurs ont collecté les données Google Maps de 2,7 millions de résidents de la Floride et du Texas. Ces données sont mises à jour toutes les dix minutes et sont précises à 25 mètres près. Ils ont été capables de reconstituer les mouvements des résidents équipés d’un smartphone à partir du moment où une alerte ouragan était déclenchée et ce pour les trois ouragans les plus forts de 2016 et 2017. Ensuite, ils ont attribué une couleur politique à ces résidents en fonction de leur adresse. En effet, aux Etats-Unis comme en France, les localités ont clairement une couleur politique. En Ile-de-France, vous avez une grande probabilité de voter à droite si vous habitez à Neuilly et à gauche si vous habitez aux Lilas. Leurs estimations tiennent compte des caractéristiques géographiques et démographiques des différentes localités pour s’assurer que cela ne biaise pas leurs résultats. Par exemple, on s’attend à ce que les résidents les plus proches de l’oeil du cyclone évacuent plus. Une fois toutes ces caractéristiques prises en compte, les auteurs estiment que 35 % des électeurs de Trump ont évacué contre 45% chez les électeurs de Clinton. Or lors des deux précédents ouragans, les républicains et les démocrates avaient évacué dans les mêmes proportions. En mettant en doute la gravité de l’ouragan Irma, certains médias ont sapé une partie des systèmes d’alerte.

Entre invective et détestation, un débat de plus en plus polarisé.

Mégadonnées et transport

Je me disais dernièrement que les applications comme Waze et Google Maps qui vous font passer par toutes sortes de petites rues pour éviter la congestion et économiser deux ou trois minutes devaient avoir une influence négative sur les petites rues de quartier.

À l’inverse, les données qu’elles génèrent ou qu’elles utilisent pourraient servir à décongestionner la ville, comme l’explique Alain McKenna:

De toutes les solutions pour améliorer la fluidité des réseaux de transport, la plus efficace est encore celle qui consiste à mieux répartir dans le temps les besoins en mobilité des utilisateurs du réseau. Dans les villes où on a préféré taxer pour moduler l’achalandage, l’effet immédiat a été de réduire de 20 à 30 % la congestion des réseaux et d’éliminer jusqu’à la moitié des émissions polluantes liées au transport. Pas mal mieux que des voies réservées ou qu’une nouvelle rame de métro.

Il est temps qu’on en tienne compte.

Comment les environnementalistes américains ont échoué

Une histoire des mouvements écologistes et de leurs problèmes.

In effect, the proud tradition of American environmentalism has mirrored the same democratic deficits that have afflicted society as a whole. Bureaucratic, centralized, and technical, modern mainstream-professional environmentalism has largely ignored local communities and the civic networks necessary to sustain them. Notwithstanding the rich tradition of grassroots environmentalism dating back to the neighborhood organizing of Jane Addams’s Hull-House and still extant today in many communities across the country, mainstream-professional environmentalists have not used their considerable power to foster community-based environmental efforts and have even sometimes helped to undermine them, as evidenced by the disproportionate impact of polluting facilities in minority communities for too long sanctioned by environmental regulators and public interest environmentalists alike.

On y dit aussi que « traditional environmentalism has focused on places where very few of us actually live and work, such as wilderness and national parks, while overlooking densely populated areas like cities and suburbs ».

Billet idéologique: manger de la poutine dans la Coupe Stanley

Les oiseaux et les jeunes filles

Lu dans La Presse ce matin:

Pourquoi de 20 % à 30 % des colibris jacobins femelles ont-ils un plumage semblable à celui du mâle ? Pour pouvoir manger sans être importunés. Telle est la conclusion de biologistes de l’Université Cornell, qui ont observé sur 78 heures de vidéos de mangeoires que les femelles au plumage masculin mangent dix fois plus que leurs consœurs, parce qu’elles ne se font pas solliciter par les mâles.

Lu dans le Journal de Montréal la semaine passée:

Le fléau du harcèlement dans la rue est loin de s’être estompé avec la pandémie, comme en témoigne l’expérience de deux jeunes femmes qui disent avoir dû repousser les avances d’une vingtaine d’hommes en 90 minutes au centre-ville de Montréal.

Liste exhaustive de biais cognitifs

Détails ici.