Étiquette : environnement

Le fichier de Monsanto

La compagnie Monsanto, friande de glyphosate, a été mise à l’amende en France pour ses pratiques de lobbying.

La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), en France, a imposé une amende de plus de 500 000 dollars, mercredi, à l’agrochimiste Monsanto pour avoir fiché illégalement des personnalités publiques, journalistes et militants dans le but d’influencer le débat public sur l’interdiction du glyphosate, un herbicide. […] Selon l’enquête de la CNIL, le fichier contenait, pour chacune des « plus de 200 personnalités » inscrites, une « note allant de 1 à 5 » permettant « d’évaluer son influence, sa crédibilité et son soutien à la société Monsanto sur divers sujets tels que les pesticides ou les organismes génétiquement modifiés ».

Je me demande quelles autres entreprises ont ce genre de fichier et quels « experts » sont approchés par celles-ci pour les inciter à parler en bien d’eux. J’ai l’impression que les noms des membres de l’Institut économique de Montréal sont dans plusieurs fichiers comme ça…

5% des centrales électriques responsables de 73% des émissions de gaz carbonique de toutes les centrales

Selon une étude de l’Université de Boulder au Colorado:

The team found that extreme emitters — power plants that ranked in the top 5% in terms of climate pollution — were responsible for 73% of global emissions from electricity generation, and tended to be less efficient than average power plants in their home countries. The team’s calculations suggest that emissions would fall by roughly 25% if those polluters boosted their efficiency to match the global average. Switching their fuel source from coal or oil to natural gas could cut global emissions by almost 30%, and implementing carbon-capture technologies could cut emissions nearly in half.

Timelapse du smog à Montréal

Du plomb dans l’air à Londres, 20 après son bannissement

Ce que l’on fait maintenant a des impacts longtemps.

The study found that up to 40 per cent of lead in airborne particles today comes from the legacy of leaded petrol. The researchers say this highlights the long-term persistence of contaminants introduced by human activities in the environment. Lead author of the study Dr Eléonore Resongles, who carried out the work at Imperial’s Department of Earth Science and Engineering, said: “Petrol-derived lead from decades ago remains an important pollutant in London. Despite the leaded petrol ban, historically combusted lead is still present in London’s air more than 20 years later.”

Hâte que le pétrole ait plutôt du plomb dans l’aile.

Ah les jeunes de nos jours…

Le fait de dénigrer les générations plus jeunes ou de blâmer les plus vieilles a des impacts sur la suite du monde.

According to Kahn and Weiss, we all experience this environmental form of generational amnesia. It is not so much that individuals fail to recall the past they themselves have lived, it’s more that humanity collectively « forgets » the natural world as it once was, as the generations pass. « The problem is one of the most pressing psychological problems of our lifetime, » they write. « It is hard enough to solve problems, like deforestation, ocean acidification, and climate change; but at least most people recognise them as problems. »

Belle réaction à cet article sur Twitter, d’ailleurs.

Les changements climatiques? Ça dépend des sondages…

Dommage que l’attaché politique d’Ensemble Montréal ait effacé son compte Twitter suite à cette publication. J’aurais aimé voir la discussion complète.

Les réseaux sociaux sont une menace pour l’humanité selon des biologistes

Comment mettre de l’avant et expliquer des problèmes complexes quand les médias sociaux offrent des réponses simples mais incomplètes, ou désinforment? Un défi qui inquiète les chercheurs qui se demandent comment, dans ce climat, informer adéquatement les gens sur les dangers pour la planète et l’humanité.

The paper argues that our lack of understanding about the collective behavioral effects of new technology is a danger to democracy and scientific progress. For example, the paper says that tech companies have “fumbled their way through the ongoing coronavirus pandemic, unable to stem the ‘infodemic’ of misinformation” that has hindered widespread acceptance of masks and vaccines. The authors warn that if left misunderstood and unchecked, we could see unintended consequences of new technology contributing to phenomena such as “election tampering, disease, violent extremism, famine, racism, and war.”

Beaucoup d’exemples dans l’entrevue.

Attention à Bill Gates

Sans que ce soit justifié, Bill Gates est l’ennemi numéro un des complotistes et autres opposants à la vaccination. Mais sur d’autres fronts, il y a de bonnes raisons de questionner ses stratégies selon ce qu’on peut lire dans ce texte sur ses ambitions environnementales.

Ultimately, Gates’s technological ‘solutions’ to the climate crisis are flawed, because they do not fundamentally change anything about the way our society functions. In doing so, they justify the status quo, based on destructive extractivism and excessive consumption. For instance, Gates’ solution for the emissions caused by aviation is to replace jet fuels with biofuels – but this is a replacement, not a solution. It does not address the root causes, and is likely to cause more problems that it solves. It’s evident that Gates has the most to lose from more radical solutions to the climate crisis, which attempt to address our capitalist society’s obsession with economic growthits ignorance of ecological boundaries, and its inherent inequalities. Gates does not want a new normal. He wants very much the same normal – just with less carbon emissions.

La philanthropie n’a pas que de bons côtés. Elle laisse entre les mains d’individus très riches des décisions importantes, qu’elles soient bonnes ou non, qui devraient être prises démocratiquement.

Exxon: notre pollution est votre responsabilité

Des chercheurs de Harvard ont examiné les communications de la pétrolière pour conclure que leurs déclarations rejettent systématiquement le poids de la pollution sur le dos des consommateurs.

new analysis from researchers at Harvard University released Thursday found that the company’s public-facing messaging on climate change since the mid-2000s consistently emphasizes “consumers,” “energy demand” and individual “needs” as the cause of climate change, as well as the avenue for potentially addressing it. Outwardly focusing on consumers’ personal responsibility is one part of the company’s nuanced messaging to deflect the blame for climate change without denying the science behind it, the researchers say.

Oui, chacun doit faire sa part, mais nous n’avons pas tous la même grosseur de part.

« Ne remplissez pas des sacs de plastique avec de l’essence »

On est rendu . En raison du piratage de l’oléoduc Colonial, les américains emmagasinent de l’essence parce qu’il craignent une pénurie.