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Île sans fil et SDBSL : Ilitoo NA me répond

Un responsable de la compagnie Ilitoo SDBSL m’écrit pour préciser certains trucs de mon billet sur Île sans fil et le boulevard Saint-Laurent, trucs que j’avais mal compris ou que je ne savais pas.

1. la SDBSL va donner aucun montant à Ilitoo NA car c’est Ilitoo NA qui prend le risque financier dans le dossier soir 150 000$.

2-IlitooNA est une entreprise Canadienne et non étrangère.

Est ce que Ile Sans fils que nous respectons aurait investi comme OSBL le montant avec les risques qui vont avec !

Le projet initial vient de la société Ilitoo NA et nous sommes déjà
installé sur le rue Crescent.  Si d’autres sociétés non pas eu de vision,
il faut plus tôt s’adresser à eux.

Wifi sur le boulevard Saint-Laurent

Dans mon jeune temps (il y a 4 ans mettons), alors que je terminais mon baccalauréat en urbanisme, nous devions préparer sur toute la dernière année, un « projet terminal ». Notre mandat avait été de présenter un plan pour revitaliser l’avenue des Pins à la suite du démantèlement de l’échangeur du même nom. Mon cheval de bataille avait été l’implantation de l’internet sans fil afin d’attirer les gens sur des Pins et contribuer à « l’économie » locale. Il s’agissait évidemment d’un support pour plusieurs autres suggestions.

Il me semblait, à l’époque et encore maintenant, que les municipalités se devaient de prendre les devants dans le dossier de l’internet municipal, en regard de la situation états-unienne où plusieurs municipalités se faisaient poursuivre par les fournisseurs d’accès pour compétition déloyale. Ma proposition de l’époque impliquait que la Ville de Montréal s’associe à Île sans fil pour implanter le wifi. L’association allait de mise, puisqu’Île sans fil avait déjà démontré sa capacité de bien faire, et qu’il s’agit d’un organisme sans but lucratif.

Ça me rappelle d’ailleurs que j’avais déjà produit un plaidoyer sur l’internet sans fil comme service public local, dans le cadre d’un cours de maîtrise. Eh hop, je le mets sur CentPapiers.

Voilà donc pourquoi, tout comme Patrick Tanguay, je trouve extrêmement décevant que la Société de développement du boulevard Saint-Laurent (SDBSL) ait plutôt décidé de s’associer à une compagnie étrangère (ILITOO NA) pour installer son réseau sur le boulevard Saint-Laurent :

« La SDBSL avoue avoir pensé à Île sans fil au moment de choisir qui allait installer le réseau sans fil sur le boulevard. L’organisme à but non lucratif a déjà des bornes installées dans plusieurs commerces de cette artère et offre aussi un service gratuit.

«Île sans fil fait un excellent travail, mais qui repose beaucoup sur le bénévolat. Nous voulions quelque chose qui soit installé de façon très ponctuelle», explique André Beauséjour, directeur général de la SDBSL. »

Il me semble que les sommes qui seront versées à ILITOO NA auraient pu servir à Île sans fil pour, justement, aller au-delà du bénévolat.

Dans tous les cas, il faut bien sûr se réjouir du fait que Montréal s’investisse enfin dans le sans fil, mais le fait de ne pas encourager les initiatives locales et de se tourner vers le privé démontre un certain manque de vision de la part de nos administrateurs.

Nouvelle se lance dans l’internet municipal

Parle moi de t’ça (via Psssst).

Vidéotron : ainsiphon phon phon les petites marionnettes

Dans mon jeune temps, les amis et moi rivalisions d’astuces pour « siphonner l’internet » de plus efficacement possible. À l’époque pré-bittorrent, les newsgroups étaient le meilleur véhicule pour un « siphon » d’envergure. Mon fournisseur d’accès, Vidéotron avait à un moment, de façon subite, décidé d’établir une limite de téléchargements mensuels, et omis (peut-être) de m’en parler. Résultats : une facture d’environ 900$ pour quelques mois d’utilisation (parce que c’était rétroactif leur affaire). Bref, après négociations, ma brave maman avait obtenu de la compagnie qu’elle réduise le total à 300$ que j’avais payé avec mon salaire de cuisinier chez Mike’s.

Tout ça pour dire que Vidéotron récidive maintenant avec son accès haute-vitesse extrême, duquel je viens tout juste de me désabonné. Christian Leduc, de chez Branchez-Vous a parlé à une représentante de l’entreprise :

« En entrevue avec Branchez-Vous!, Manon Brouillette, vice-présidente au marketing chez Vidéotron, a expliqué que sa compagnie était la dernière à encore offrir un service ultra rapide de téléchargement illimité au Québec, mais que la pression sur son réseau est maintenant rendue trop grande.

Selon elle, la priorité de Vidéotron est avant tout « d’assurer une qualité de service à l’ensemble de ses abonnés, peu importe qu’ils consomment beaucoup ou pas beaucoup ». « 

Encore une fois, Vidéotron a modifié son offre de service sans trop de formalité :

« C’est vers la fin de la semaine dernière que les abonnés du service de Vidéotron ont appris la nouvelle. Plusieurs de ces abonnés – en particulier ceux qui ont pris un engagement de douze mois avec la compagnie – ont protesté avec virulence sur Internet. »

Dorénavant, la limite sera de 100 gigaoctets par mois maximum (ce qui est désagréable pour ceux qui en consomment 400). C’est drôle, parce que si l’on compare l’offre de Vidéotron à celles d’autres fournisseurs à travers le monde, on se rend bien compte que l’on se fait avoir. Pourquoi est-ce que je m’obstine à être client de Vidéotron alors ? Parce que sur ma rue (mais pas la rue voisine), le DSL n’est pas disponible. Oui, oui, à Montréal…

Internet communautaire et culture

L’organisme communautaire Île sans fil (ISF) qui installe des bornes d’accès gratuit à Internet sans fil chez les commerçants et dans les espaces publics montréalais, vient d’annoncer un partenariat avec Terminus 1525 et Wireless Toronto pourpromouvoir le travail des artistes locaux (en) par l’entremise des points d’accès à Internet.

De nombreux organismes de ce type existent dans plusieurs villes du monde. Certains sont mis en place par la municipalité, d’autres comme ISF ne bénéficient pas de l’appui des autorités municipales. Pour une société de plus en plus dépendante à l’information, l’accès au réseau constitue la base de la recherche de l’équité, et certains projets comme celui d’ISF sont mis à mal par les fournisseurs d’accès au réseau qui sont de plus en plus féroces dans leur volonté d’empêcher ce genre d’installation. Déjà plusieurs États états-uniens ont banni l’Internet municipal.

L’organisme concentre ses activités dans l’installation de bornes d’accès dans les cafés, parcs et autres espaces publics de Montréal, mais aussi dans l’installation d’un réseau de toit à toit accessible par tous. Près de 90 points d’accès sont déjà installés à Montréal. ISF veut se servir des technologies de l’information et des communications pour briser l’isolement des citoyens à l’échelle locale. C’est pourquoi en plus des infrastructures physiques, l’organisme met à disposition des utilisateurs de ses bornes d’accès un portail permettant de voir et de communiquer avec les autres personnes branchées dans la même aire d’accès.

C’est de ce portail que seront présentées les oeuvres – fournies par Terminus 1525 – d’artistes locaux. Plutôt que d’afficher des publicités, ces pages Web offriront du contenu multimédia aux usagers du service d’accès à Internet. Bien sûr, la clientèle de ce service constitue un auditoire captif, mais les instigateurs du projet affirment que la diffusion sera momentanée et volontaire. Il s’agit certainement là d’une façon originale de se servir des outils informatiques comme levier social.

Internet en 1972

Un documentaire de 1972 sur les réseaux informatiques et ARPANET qui allait jeter les bases d’Internet.