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Fedora : de l’entreprise à la communauté

Dominic Duval, qui a un certain talent pour trouver du bon blé d’inde, donnait récemment une présentation à la conférence « Culture libre, innovation en réseau » de l’UQAM.

Ses diapositives sont disponibles ici (PDF). Dominic y explique comment Red Hat a divisé sont produit en deux gammes, Fedora et Red Hat Entreprise Linux, et combien la chose n’est pas simple. Surtout, il démontre que la compagnie a su tirer profit de la communauté, et que l’inverse est aussi vrai :

« La communauté est un multiplicateur de forces pour l’entreprise… et vice versa »

On aurait bien aimé avoir le verbatim de la patente…

Le télécopieur de Red Hat

J’étais hier chez un employé québécois de Red Hat qui ne désire pas nécessairement garder l’anonymat (de toute façon, il est le seul employé québécois de Red Hat), et fus surpris d’y voir un télécopieur (un bon vieux fax) en présentation sur une étagère.

Or, il s’avère finalement que ledit télécopieur n’est pas un bibelot de geek, comme on aurait pu le penser. Non, c’est que Red Hat, toujours à l’affût des nouvelles technologies, n’accepte que les rapports de dépenses envoyés par fax.

Eh bin !

Enregistreur numérique personnel sous Linux

Le plan était pourtant parfait : réduction du haute-vitesse extrême à haute-vitesse tout court, installation du câble, achat d’une carte vidéo « tv tuner« , installation d’une distribution Linux comme MythDora ou KnoppMyth qui intègrent Myth TV, et j’avais mon enregistreur numérique juste à moi pour reprendre la réalisation des capsules Sportnographe.tv.

Eh non. Mon PC ne possède que des fentes PCI-express, et il n’existe aucun pilote de TV Tuner PCI-express sous Linux. J’ai bien peur de devoir me résoudre à retourner sous Windows en attendant… aaarghhhh !

Top Blogues : Qui part à la chasse perd sa place…

On savait que ça s’en venait, et on se doutait bien que ça arriverait du côté de Stéphane Guérin: voici un remplacement à Top Blogues, « Tout le monde en blogue« .

Bon, pour le nom, ce n’est pas très explicite. Disons que ça sonnera moins bien au prochain Yulblog: « t’es combientiemme dans Tout le monde en blogue ? ». Mais c’est un détail, parce qu’en gros, c’est le même principe que Top Blogues, et le retour d’un palmarès du genre est une bonne nouvelle… hmmm… juste pour le plaisir de se comparer. Et avec Stéphane à la barre, ça devrait bien évoluer.

Ça m’aura même permis de constater qu’un collègue de 6e année du primaire, qui blogue par ici, fait parti du conseil d’administration de FACiL et est un fan de Linux. Tiens, ça fera d’ailleurs demain quatre mois que je roule sous Ubuntu, et je peux déjà annoncer que je ne suis pas près de changer.

Je suis Linux

Novell a repris le concept des populaires publicités d’Apple. La seconde est particulièrement bien. Quant à moi, je suis Mac et Linux, donc en business pas à peu près.

Ubuntu : vers une démocratisation de Linux ?

À coup de millions de dollars, et après plusieurs années de développement, Microsoft vient de mettre sur le marché la nouvelle version de son système d’exploitation Windows. Vista, que certaines langues sales pourraient présenter comme une pâle copie (en plus énergivore) de Mac OS X, s’est en effet installé chez le revendeur dans ses multiples déclinaisons la semaine dernière. Quant à Apple, son choix d’utiliser les processeurs Intel permet maintenant d’installer Mac OS X sur n’importe quel ordinateur. En marge de la lutte que livre d’ailleurs Apple à Microsoft pour grignoter quelques parts de marché, on peut se demander comment se débrouille le système à code ouvert Linux.

Le système en question, réalisé par Linus Torvald en 1991 et repris par la communauté des programmeurs, se présente selon plusieurs « distributions » qui constituent une sorte d’emballage logiciel à Linux. Prenons par exemple le cas d’Ubuntu, une de ces plus populaires distributions (environ 8 millions d’utilisateurs).Ubuntu est financé par le milliardaire sud-africain Mark Shuttleworth, qui a fait fortune en vendant sa compagnie de sécurité internet à la fin des années 1990. En 2005, il précisait que ses motivations étaient purement altruistes :

« Ma motivation et mon but sont de trouver une manière de créer un système d’exploitation à usage bureautique général qui soit libre et gratuit, mais également pérenne et d’une qualité comparable à tout ce que vous pouvez acheter. »

On peut se demander si Ubuntu est accessible au commun des mortels. Linux a toujours nécessité des connaissances informatiques qui empêchaient le néophyte de se familiariser avec le système. À première vue, et lorsqu’on ne se lance pas dans une personnalisation à outrance du système, Ubuntu surprend par la facilité de son utilisation et sa compatibilité matérielle.

L’installation de Linux a longtemps été un obstacle infranchissable pour plusieurs. L’installation d’Ubuntu, sur un ordinateur bas de gamme mais récent, dans ce cas-ci, ne pose aucun problème. Le système reconnaît le matériel, de la carte vidéo au iPod, sans poser trop de questions. Tout récemment a même été réalisé un lanceur permettant de démarrer l’installation d’Ubuntu directement de Windows.

Ubuntu vient avec les logiciels de base les plus utiles : navigateur Web, logiciel de messagerie instantanée, de gestion des courriels, lecteur audio, vidéo, traitement de texte, tableur, et quelques petits jeux. L’ajout ou la suppression de logiciels est un jeu d’enfant, encore plus facile que sous Windows ou Mac OS X lorsque l’on utilise le logiciel intégré qui permet de choisir lesdits logiciels à même une base fort complète. Et quand le logiciel que vous recherchez n’est pas disponible par l’entremise de ce lanceur, il suffit d’interroger un moteur de recherche pour qu’une des milliers de pages entretenues par la communauté des utilisateurs d’Ubuntu vous explique pas à pas comment vous en sortir. Pas d’inquiétude d’ailleurs, à peu près tous les logiciels disponibles sous Windows ou Mac ont leur équivalent sous Linux… à part peut être pour ce qui est des jeux. Le « gamer » ne trouvera pas son compte sous Linux, quoique certains produits comme SimCity, Quake ou Doom sont disponibles, et certains autres comme Warcraft peuvent être lancés grâce à l’émulateur Wine.

Maintenant, l’amateur d’effets spéciaux (ceux-là mêmes qui sont intégrés à Mac OS X depuis longtemps, et qui ornent Windows Vista depuis la semaine dernière) ne sera pas en reste. Bien que l’interface graphique d’Ubuntu (Gnome) soit des plus fonctionnelles, il est aussi possible d’ajouter sans trop d’encombres (bon, peut-être un peu) la panoplie de feux d’artifices qui rendent l’expérience plus agréable visuellement. Il suffit d’installer le logiciel Beryl qui n’a rien à envier aux interfaces de ses compétiteurs, et qui ralentit relativement peu le système.

Oh, et Ubuntu, c’est gratuit.

Reste à savoir si Ubuntu percera le marché du système d’exploitation qui est dominé par deux géants. Disons que les préjugés envers Linux sont encore grands et que bien peu de gens connaissent le système. On peut imaginer que les générations montantes qui n’ont pas peur de se perdre dans un ordinateur s’intéresseront au système d’exploitation, et que ce dernier gagnera peu à peu en visibilité.

À ce sujet, des initiatives comme celle de quelques Torontois qui ont quelque peu perturbé la sortie de Vista dans la Ville Reine sont un (petit) pas dans la bonne direction.

Ubuntu 6.10, la suite

Comme je le racontais récemment, je me suis décidé à passer sous Linux pas plus tard que la semaine dernière. J’ai choisi Ubuntu parce que c’est une des distributions les plus populaires de l’heure, et qu’elle est pas mal fine avec l’utilisateur (user-friendly). Probablement que Dominic « Red Hat » Duval m’aurait conseillé autre chose, mais un questionnaire en ligne a lu les lignes de ma main et m’a dirigé vers Ubuntu.

En tous les cas, je ne suis vraiment pas deçu. La convivialité et l’efficacité du système est surprenante. Je peux faire tout ce que je faisais sous Windows… mais mieux. Ubuntu permet d’installer une panoplie de logiciels très facilement. Et quand c’est moins facile, un gentil geek se sera donné la peine d’élaborer un tutoriel en ligne pour l’expliquer. Quelques petits coups de copier-coller dans le terminal et nous voilà en affaire. J’ai finalement réglé mon problème de plugin Flash en installant la version 32bits plutôt que 64bits.

Dommage que quelques pécadilles techniques empêche encore la masse de passer à Linux…

Ubuntu 6.10

apple

Mon ordinateur « principal » est un powerbook G4 17 pouces que j’ai acheté il y a environ deux ans et demi. Cette machine est une merveille. Elle ne m’a jamais posé de problèmes en plus de me faire découvrir toutes les merveilleuses possibilités de Mac OS X.

N’empêche que l’été dernier, je me suis procuré un PC cheap (AMD Athlon) pour le plaisir de gosser dans Windows comme dans le bon vieux temps.

Sauf qu’à la longue, Windows, c’est assez ennuyant. Je viens donc d’installer Ubuntu 6.10, en me disant que si je ne parvenais pas à m’y plaire, je n’aurai qu’à revenir à Windows. Jusqu’à maintenant, et malgré quelques problèmes à installer les pilotes de ma carte vidéo, je ne vois aucune raison de revenir au PC (à moins qu’il ne me prenne une rage de jouer à un jeu un de ces quatre). Bon, il n’existe pas de plugin Flash pour Linux (x86_64), mais j’imagine que je trouverai une solution sur les millions de pages que les utilisateurs de Linux entretiennent…

Peut-être qu’un jour je vous en redonnerai des nouvelles.