Étiquette : littérature

Pour le retour de la nuance

Il faudra que je lise ce livre, proposé dans Le Devoir:

« Et la prudence, comme l’a montré Aristote, est tout sauf une mollesse ou une lâcheté. C’est au contraire une manière responsable et incroyablement puissante d’envisager le réel et de vouloir l’affronter. Non pas à travers une espèce de posture radical chic, mais à travers une force rigoureuse, efficace parce que lucide, faisant droit au réel dans ses contradictions et dans toute sa complexité. » Des échos d’un passé pas si lointain qui semblent à l’essayiste terriblement actuels. Ainsi, reprenant l’exemple du wokisme, Jean Birnbaum ajoute : « On devrait pouvoir être totalement Woke et dénoncer les abus ou les aveuglements, les conséquences funestes de tel ou tel engagement progressiste mal placé, mal formulé, hystérique ou menteur. »

C’est possible d’être d’accord avec un mouvement, avec des idées, mais de se battre contre leurs dérives.

La faim de la terre

Toujours divertissant, Jean-Jacques Pelletier. Enfin de retour !

Parmi ces gros calibres venant solliciter l'attention de tout le monde, il faut tout de suite souligner la sortie très attendue en novembre, chez l'éditeur québécois Alire, du quatrième tome des célébrissimes Gestionnaires de l'Apocalypse, de Jean-Jacques Pelletier. On ne connaît pour l'instant que le titre de l'ouvrage qui sera publié en deux livres: La Faim de la Terre. Rendez-vous fixé au 5 novembre.

via Polars – Chercher l’aiguille dans le tas de caisses.

Livres

Bon, je vais cesser de dire que ce n’est pas mon genre, les chaînes de lettre, puisque je leur réponds toutes.

Houssein me refile la chose:

4 livres de mon enfance
– Le petit Nicolas (toute la série)
– Plusieurs Agatha Christie
– des bédés en masse: Astérix, Achille Talon, Spirou…
– Les raisins (Raymond Plante)

les 4 écrivains que je relirais encore et encore
– Alexandre Dumas
– Jean-Jacques Pelletier
– John Le Carré
– Hunter S. Thompson

les 4 auteurs que je ne lirai probablement plus jamais
– Robert Ludlum (ça ressemble trop à des scénarios de film hollywoodien)
– Dan Brown (une fois, c’est assez)
– J.K Rowling
– Ann Coulter (pfff)

les 4 premiers livres de ma liste à lire ou à relire
– Mars la rouge (Kim Stanley Robinson) – relire
Mythes et réalités dans l’histoire du Québec tome 1-2-3 (Marcel Trudel) – relire
– L’ère de l’information (Manuel Castells) – finir de lire
– The city in history (William Mumford) – lire

les 4 livres que je suis en train de lire
– La connaissance inutile (Jean-François Revel)
– The Long Tail (Chris Anderson) – mais on dirait pas que je vais le finir
– Vicious Circle (Robert Littell) – mais on dirait pas que je vais le finir

les 4 livres que j’emporterais sur une île déserte
– Le Comte de Monte-Cristo (Alexandre Dumas)
– Les Gestionnaires de l’Apocalypse (Jean-Jacques Pelletier)
– Le nom de la rose (Umberto Eco)
– Les rois maudits (Maurice Druon)

Je vais shipper la tague à Jean-Philippe juste pour voir.

Verglas, de Normand Lester

Il y avait quelque chose de séduisant dans le résumé du roman « Verglas » de l’ancien journaliste de Radio-Canada et maintenant pamphlétaire Normand Lester et de sa collègue Corinne de Vailly. Une histoire autour d’un complot états-unien se déroulant en sol québécois, qui allie science, services secrets et multinationales, ne peut que susciter l’intérêt de l’amateur de polar.

Pour ceux qui ont manqué la tonitruante campagne de promotion du livre, Verglas raconte l’histoire d’un jeune sergent-détective de la police de Montréal qui est entraîné, lors d’une enquête sur la mort d’un amérindien, dans une intrigue autour de recherches du Pentagone pour modifier le climat afin d’en faire une arme de destruction massive. L’histoire amènera le héros dans le bureau du Premier Ministre du Québec, à Mistassinni, à Washington, en Russie et dans l’Antartique.

Or, malgré un scénario rempli de potentiel, force est de constater que le livre déçoit. Certains détails font que l’on a de la difficulté à embarquer dans l’histoire. D’abord, et ce n’est pas un détail, on comprend difficilement comment un jeune policier de Montréal puisse se voir accorder une mission d’une telle envergure, malgré toutes les qualités dont les auteurs l’ont affublé.

Ensuite, on explique trop au lecteur des choses qu’il devrait découvrir par lui même grâce à de subtiles pistes. Par moment, on croirait lire un scénario de film hollywoodien. D’autre part, les scènes érotiques (disons) mettant en vedette ce pervers de Bill Clinton et sa nymphette de stagiaire, Monica Lewinski, sont bien trop longues et explicites et détonnent inutilement. On se plaît toutefois à imaginer M. Lester et Mme. De Vailly débattre de la justesse de la description des caresses cochonnes de la stagiaire…

Enfin, il y a nettement dans ce livre une surutilisation du terme « ultrasecret ». On peut penser que ce bouquin, mis dans les mains d’un bon réalisateur, fasse un bon film (quoique ce sont les auteurs eux-mêmes qui en feront l’adaptation). Mais pour voir cela, il faudra encore attendre un peu…