Étiquette : réseaux sociaux

Comment fonctionne l’algorithme de TikTok

Le Wall Street Journal a créé plusieurs comptes pour tenter de le découvrir. Il semble que le temps passé à regarder une vidéo a un gros impact.

A Wall Street Journal investigation found that TikTok only needs one important piece of information to figure out what you want: the amount of time you linger over a piece of content. Every second you hesitate or rewatch, the app is tracking 

Reportage de 13 minutes à voir.

Canada Proud: Influencer le vote sur Facebook

Il y a plusieurs personnes qui tentent d’influencer le vote sur les réseaux sociaux, mais il y en a qui y investissent de l’argent et qui sont enregistrés auprès d’Élections Canada, comme Canada Proud, rapporte Le Devoir. Ils auraient dépensé des dizaine de milliers de dollars.

« La semaine dernière, on a atteint 1,3 million de Canadiens [avec la publication des montres]. C’est autant que [la page de Justin] Trudeau, CBC News, le Toronto Star, le National Post, le Parti conservateur du Canada », se vante Jeff Ballingall, créateur de contenu viral autoproclamé, en entrevue avec Le Devoir.

Éric Duhaime avait été associé aux gens derrière cette campagne en 2019.

Twitter: oui aux Talibans, non à Trump

Des fois c’est un peu absurde.

In the US, Republicans expressed outrage that Twitter, which had permanently banned Donald Trump from its platform in January, seemed content to allow named Taliban members access to the social network to promote their narrative. WhatsApp faced criticism for its role in enabling the Taliban to threaten, cajole and bribe local leaders into laying down their arms as they marched across the country. At Google, YouTube’s seeming lack of any substantial policy allowed it to avoid much of the attention, until it became the last network not to have rebuked the organisation.

Protéger la vie privée malgré la multiplication des plateformes

Réflexion sur la vie privée sur internet. Comment s’assurer que malgré la multiplication des services, nos données soient protégées à long terme?

Have I Been Pwned is a wonderful service that can tell you if your email has been part of a large scale data breach. Every time I look at my personal list (seventeen and counting), one of them always draws my eye because it’s a site I signed up for when I was eleven years old: Neopets. There is absolutely nothing you could’ve done to persuade that 11-year-old kid not to sign up for Neopets, and there’s also nothing I can do now as an adult to undo the harm. Is it my responsibility to have taken steps to delete my accounts on everything I’ve ever stopped using? Assuming I’m not reusing passwords all over the place, at least the worst thing you could do with my Neopets account is mistreat my virtual pet. Imagine, instead, that you’re a queer kid living in a small town in 1999, and you sign up for Livejournal and use it to find a supportive and loving queer community online. Then in 2007 Livejournal gets sold to a company based in Russia, which in 2013 criminalizes the distribution of pro-LGBTQ content to minors, and in 2017 Livejournal loses the account info of 26 million users. Was it your responsibility to monitor the shifting geopolitical context of your childhood diary for the next two decades?

Pour le retour de la nuance

Il faudra que je lise ce livre, proposé dans Le Devoir:

« Et la prudence, comme l’a montré Aristote, est tout sauf une mollesse ou une lâcheté. C’est au contraire une manière responsable et incroyablement puissante d’envisager le réel et de vouloir l’affronter. Non pas à travers une espèce de posture radical chic, mais à travers une force rigoureuse, efficace parce que lucide, faisant droit au réel dans ses contradictions et dans toute sa complexité. » Des échos d’un passé pas si lointain qui semblent à l’essayiste terriblement actuels. Ainsi, reprenant l’exemple du wokisme, Jean Birnbaum ajoute : « On devrait pouvoir être totalement Woke et dénoncer les abus ou les aveuglements, les conséquences funestes de tel ou tel engagement progressiste mal placé, mal formulé, hystérique ou menteur. »

C’est possible d’être d’accord avec un mouvement, avec des idées, mais de se battre contre leurs dérives.

L’influenceur Donald Trump Jr. et la victimisation

Même si les publications les plus populaires des réseaux sociaux sont souvent celles de la droite américaine, celle-ci aime bien (comme ici d’ailleurs) se dire victime du biais gauchiste de ces réseaux. Donald Trump Jr. joue ce jeu habilement comme en témoigne ce portrait de The Atlantic.

For a long time, right-wing personalities have done very well on social media, and they expect that to continue, Petre, the media researcher, told me. If it doesn’t, they’ll feel like something has been taken away from them. “The way that somebody interprets a particular metric tells you something about what a person wants, or what they feel entitled to,” she said. This is Trump Jr.’s internet philosophy in a nutshell: The algorithms are shrouded in mystery, therefore nobody knows how popular someone might be if the system weren’t biased against them. Speaking at the Conservative Political Action Conference last year, he declared Big Tech bias “probably a top-three issue” for Donald Trump’s national base. In Liberal Privilege, he expresses his eagerness “to help voice the frustrations of so many Americans” who have watched “the Left” take over television, newspapers, and, “even more flagrant these days,” social-media platforms.

Pour eux, semble-t-il que lorsque vos publications ne génèrent pas suffisamment d’engagement, c’est parce qu’elles sont censurées.

Pourquoi les gens sont méchants sur les réseaux sociaux?

Selon l’autrice Roxane Gay, ce serait en partie en raison de notre impuissance à avoir de l’influence dans la vie réelle. En tout cas, elle résume assez bien la teneur des interventions sur les réseaux sociaux:

One person makes a statement. Others take issue with some aspect of that statement. Or they make note of every circumstance the original statement did not account for. Or they misrepresent the original statement and extrapolate it to a broader issue in which they are deeply invested. Or they take a singular instance of something and conflate it with a massive cultural trend. Or they bring up something ridiculous that someone said more than a decade ago as confirmation of … who knows?

Quelqu’un dit: « Ceci est très triste ». Quelqu’un lui répond: « Oui, mais pourquoi tu ne parles pas de cette autre chose très triste? ». Remarquez que c’est aussi le pain et le beurre de certains chroniqueurs.

Les réseaux sociaux sont une menace pour l’humanité selon des biologistes

Comment mettre de l’avant et expliquer des problèmes complexes quand les médias sociaux offrent des réponses simples mais incomplètes, ou désinforment? Un défi qui inquiète les chercheurs qui se demandent comment, dans ce climat, informer adéquatement les gens sur les dangers pour la planète et l’humanité.

The paper argues that our lack of understanding about the collective behavioral effects of new technology is a danger to democracy and scientific progress. For example, the paper says that tech companies have “fumbled their way through the ongoing coronavirus pandemic, unable to stem the ‘infodemic’ of misinformation” that has hindered widespread acceptance of masks and vaccines. The authors warn that if left misunderstood and unchecked, we could see unintended consequences of new technology contributing to phenomena such as “election tampering, disease, violent extremism, famine, racism, and war.”

Beaucoup d’exemples dans l’entrevue.

Le Grand Club RDS, la suite

Je m’étais un peu moqué du tout nouveau Grand Club RDS au cours de notre Pod’Casque #20.

En gros, je disais que :

  1. il est facile de faire participer la population quand il est question de sport : tout le monde est un expert et a le potentiel d’en devenir un (on a qu’à penser à Jean-Charles);
  2. il est payant de créer des pages et des pages de contenu sur le web pour y afficher de la publicité de chars et de bière de Serge;
  3. le mélange des deux donne de la grosse schnoutte.

Je notais aussi qu’on retrouvait beaucoup de trucs qui n’avaient pas trop rapport avec le sport sur le Grand Club RDS comme des vidéos de Coldplay ou des photos de japonaises sexy.

Émile s’était aussi plaint auprès de RDS qui s’était auto proclamé « Premier réseau social francophone entièrement dédié au sport sur le web ». RDS s’était par la suite rétracté.

Il semble qu’un des concepteurs de la patente n’ait pas suivi la discussion et vienne de se réveiller avec un commentaire légèrement méprisant sur le blogue de Yannick Manuri.

« Au niveau des fonctionnalités et des capacités de réseautage – Le Grand Club de RDS est loin de tout doute le premier réseau social axé sur le sport qui possède une architecture capable d’évoluer selon les nouveaux modèles de Web Social émergents.

Aucune comparaison avec les autres aggrégateurs de Blogs qui prétendent faire du Web Social. »

Regardez ça si c’est gentil.

La lutte pour le patrimoine sur Internet

Un des facteurs important dont il faut tenir compte dans l’analyse de la participation citoyenne en ligne est l’affiliation des participants à des groupes de pression. Je suis tombé sur un article de Bérénice Waty qui parle un peu de leur présence sur le Web, dans le cas particulier du patrimoine. En voici un résumé et quelques réflexions.

Les luttes urbaines pour la protection du patrimoine bâti font jaser depuis longtemps. Les années 1960-1970 furent marquées, à Montréal entre autres, par de grands projets de « modernisation » mus par le désir de faire table rase du passé afin d’entrer de plain-pied dans l’ère du béton et d’un fonctionnalisme désincarné. Plusieurs groupes communautaires ont vu le jour afin de défendre leur environnement et le patrimoine montréalais. Si l’on reconnaît que le patrimoine est le fait de ceux qui le vivent bien plus que celui des experts, il n’est pas étonnant que le citoyen s’organise pour sauvegarder son milieu de vie. À l’ère de l’information, comment ces organisations utilisent-elles Internet pour mener à bien leur défense du patrimoine ?

C’est la question que s’est posée Bérénice Waty, doctorante en anthropologie, dans son article tiré de « Patrimoine et patrimonialisation : du Québec et d’ailleurs« . L’auteure s’est penchée sur quelques cas français pour réaliser son analyse. Comme elle l’explique d’entrée de jeu, aux acteurs traditionnels de la protection du patrimoine (experts, élus, population) se sont greffés des participants qui jouent un rôle de plus en plus important : les journalistes et les associations. Ces dernières, qui nous intéressent particulièrement, utilisent maintenant internet comme outil de connaissance et de propagande, selon les dires de Me. Waty.

Selon elle, les associations se servent du Web à diverses sauces. Il s’agit d’abord d’un moyen d’asseoir l’association, de se présenter aux autres. De là, certaines associations utilisent le Web comme plateforme de discussion afin d’échanger leurs idées et de planifier la contestation. Surtout, les associations y développent la coopération en tissant des liens avec d’autres groupes du même acabit en vue d’échanger de l’information ou de joindre leurs forces.

Cette présence en ligne permet à la fois aux associations d’atténuer l’effet NIMBY (pas dans ma cour) puisque la lutte n’est plus purement locale, mais internationale, et de s’affirmer comme porteuses de compétences et d’une maîtrise des dossiers dans tous ses aspects. Elles s’imposent sur le Web comme références en la matière. Il reste que pour Bérénice Waty, ces « sites Web ne remplacent en rien les actions de terrain entreprises, d’autant plus que les pages des sites s’en nourrissent ».

De plus, la glocalization, cette opposition entre actions locales et enjeux globaux, si elle permet d’aller au-delà du NIMBY, entraîne aussi « la perte de l’argument identitaire en tant que source de mobilisation ». Sur internet, les associations doivent faire correspondre leur message aux visiteurs délocalisés.

Considérant la popularité grandissante des réseaux sociaux comme Facebook, des blogues, des agrégateurs sociaux, du micro-bloguage, ou du microcrédit, on peut se demander si une analyse qui irait au-delà des sites Web de ces organisations ne serait pas plus pertinente. Les groupes communautaires ont en effet bien souvent peu de moyens pour mettre en place des sites efficaces qui permettent une collaboration dans la planification de l’action militante, mais surtout, qui bénéficient d’une visibilité suffisante pour faire effet. Ces acteurs peuvent toutefois miser sur le potentiel « viral » des réseaux sociaux pour propager l’information rapidement et à un plus grand nombre. Potentiellement, il devient possible d’alerter l’opinion publique grâce aux médias alternatifs ou traditionnels selon l’ampleur de la mobilisation.

Il existe de nombreux moyens d’utiliser ces réseaux pour engendrer des changements sociaux, et il fait peu de doute que les organisations de défense du patrimoine en viendront à les utiliser, si ce n’est pas déjà fait. Ce n’est pas autant dans leurs propres sites web que les militants exercent une influence, mais dans la multitude des sites qu’ils investissent.