Étiquette : transport

Mégadonnées et transport

Je me disais dernièrement que les applications comme Waze et Google Maps qui vous font passer par toutes sortes de petites rues pour éviter la congestion et économiser deux ou trois minutes devaient avoir une influence négative sur les petites rues de quartier.

À l’inverse, les données qu’elles génèrent ou qu’elles utilisent pourraient servir à décongestionner la ville, comme l’explique Alain McKenna:

De toutes les solutions pour améliorer la fluidité des réseaux de transport, la plus efficace est encore celle qui consiste à mieux répartir dans le temps les besoins en mobilité des utilisateurs du réseau. Dans les villes où on a préféré taxer pour moduler l’achalandage, l’effet immédiat a été de réduire de 20 à 30 % la congestion des réseaux et d’éliminer jusqu’à la moitié des émissions polluantes liées au transport. Pas mal mieux que des voies réservées ou qu’une nouvelle rame de métro.

Il est temps qu’on en tienne compte.

Un train qui passe au travers d’un édifice

Peut-être une solution pour le REM…

REM au centre-ville: manque de hauteur

La hauteur des infrastructures de transport fait jaser aujourd’hui dans les journaux. Dans Le Devoir, il est question de la réfection de l’autoroute 40.

Y a-t-il des leçons que l’on peut tirer de ce modèle d’autoroute sur pilotis ? « C’est surtout une belle illustration de la quasi-impossibilité de faire une structure aérienne lourde bien intégrée dans le paysage », répond Gérard Beaudet.

Dans La Presse, on parle du choix de ne pas faire une ligne de métro aérienne à Vancouver.

L’analyse détaillée du scénario d’un prolongement aérien rue Broadway révèle toutefois que les conséquences auraient été trop nombreuses et graves, selon un rapport rendu public par le gouvernement de Colombie-Britannique en 2018. Et ce, même si cette option aurait coûté moins cher qu’un tunnel (1,6 milliard contre 1,8 milliard, selon l’estimation préliminaire faite à l’époque).

J’espère que quelqu’un prend des notes.

TGV ou pétrole?

Il y a le rapport du GIEC. Il y a cette nouvelle voulant que le Parti libéral du Canada ait investi plus que les Conservateurs dans l’industrie pétrolière. Peut-être que ça vaudrait la peine d’investir ailleurs comme dans le TGV, explique ce professeur de l’UQAM:

Il ne faut pas revenir en arrière et financer un projet, le train à grande fréquence (TGF – train à grandes faiblesses, selon certains) qui ne répond pas aux impératifs d’un changement radical pour favoriser le transfert des usagers de l’avion et de l’auto vers le train à grande vitesse. Le temps est fondamental dans le choix, comme l’ont bien démontré les études de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) : ce ne sont pas des gains de 30 minutes sur le tronçon Montréal-Québec ou de 45 minutes sur celui de Montréal-Toronto qui vont modifier le comportement des voyageurs actuels ou potentiels (24 millions d’autos et plus de 4,5 millions de passagers aériens sur le corridor dont la population excède 20 millions de personnes, soit le troisième en affluence en Amérique du Nord). Seul le TGV va contribuer à réduire notre empreinte écologique. L’investissement de ce projet, entre 20 et 24 milliards de dollars, vaut bien ceux consacrés aux sociétés pétrolières ou à leur acquisition depuis la dernière décennie, qui dépassent les 100 milliards.

Ça me semble logique.

Le retour de l’automobile

Bon, elle n’était pas vraiment partie. Mais on revient à la situation pré-pandémique.

Then there’s the dashed hope that working from home would lead to a reduction in driving. While commuting patterns may have changed, perhaps irrevocably for some, many Americans may find themselves driving more. (If traffic in your town seems worse than ever, consider all the people who used to pick up their dry cleaning or shop for groceries on the way home from the office and now go out at various times throughout the day instead.) Automobiles, like water, tend to fill every space given to them. The rise of things like open streets and cycling isn’t an equal-but-opposite force that can counteract the increase in driving. Automobiles, like water, tend to fill every space given to them. A lot of American cities that, before the pandemic, were merely swimming with cars are now flooded by them.

Inondés d’automobiles…

La déception du TGF

Ça me rend un peu triste cette annonce de « Train à grande fréquence » entre Québec et Toronto. Je suis content que le projet existe, mais déçu du manque d’ambition. Robert Dutrisac explique bien pourquoi dans Le Devoir:

Or il faut comparer la performance promise avec celle des modes concurrents de transport. Pour le trajet Québec-Montréal, le train rivalise avec la voiture individuelle : en TGF, il faudra mettre à peu près le même temps. Pour les trajets Québec-Toronto ou Montréal-Toronto, c’est l’avion qui supplante le TGF : même en tenant compte du temps perdu dans les aéroports, l’avion est près de deux fois plus rapide. Pour les fins de comparaison, le train à grande vitesse (TGV), une technologie éprouvée depuis 40 ans — la première ligne commerciale fut inaugurée en France en 1981 —, franchirait la distance entre Québec et Montréal en une heure dix minutes. Et Montréal-Toronto en deux heures trente, centre-ville à centre-ville, ce qui place ce moyen de transport devant l’avion.

Prendre le taxi ou le métro pour aller jusqu’à la station de train, pour ensuite faire un voyage à Québec qui nous fera économiser 30 minutes, ça ne fera pas de ce mode de transport une option compétitive.

Le Canada est le seul pays du G7 à ne pas avoir de TGV. Ce n’aurait même pas été audacieux de choisir le TGV, mais ça aurait au moins permis de faire un peu de rattrapage.

L’efficacité du vélo pour réduire les émissions de Co2

Pas une grosse surprise: le vélo est un moyen de transport bon pour l’environnement, selon une étude britannique.

We also estimate that urban residents who switched from driving to cycling for just one trip per day reduced their carbon footprint by about half a tonne of CO₂ over the course of a year, and save the equivalent emissions of a one-way flight from London to New York. If just one in five urban residents permanently changed their travel behaviour in this way over the next few years, we estimate it would cut emissions from all car travel in Europe by about 8%.

Ça aurait sans doute un impact aussi sur le système de santé…

Construire un pont avec de beaux grands bateaux

L’État de Washington songe à transformer d’anciens bateaux de guerre, des portes-avions de la guerre du Vietnam, en pont à péage.

Un représentant de l’État croit qu’aligner trois porte-avions serait parfait, ou encore deux porte-avions avec un pont pour les relier au centre.

Une option qu’on n’a jamais envisagée pour le pont Champlain. À la place de faire un pont avec des bateaux, on a engagé SNC-Lavalin qui va nous monter un beau grand bateau.

Ce pourrait être le vôtre

Cette pancarte québécoise s’est trouvé une place au palmarès des pancartes les plus weird du monde :

Le votre

Bizarre Traffic Signs From Around the World.

La fierté de la STM

Dans La Presse ce matin (pas reproduit sur Cyberpresse), le directeur général de la STM se réjouit du nouveau service de Google Maps qui offre les itinéraires de transport en commun :

« Nous sommes la première métropole francophone au monde à obtenir le service. Pour une fois, nous devançons Paris, qui est très à l’avant-garde en matière de transports collectifs. »

À moins que je ne me trompe, la STM n’a rien à voir dans cette initiative. Y’a-t-il vraiment de quoi être fier de n’avoir pas fait évoluer Tous Azimut depuis 1982, à tel point que d’autres ont dû s’occuper d’offrir une alternative ?

Mise à jour : Merci à Nicolas Marchildon pour les précisions.