Étiquette : urbanisme

Venez gravir l’ancien volcan de Montréal, propose Tourisme Montréal

Ils n’ont pas eu le mémo que tout ça n’était qu’un mythe?

Aussi, je comprends que notre cuisine traditionnelle ce sont des sandwichs avec des cantaloups?

Règlements d’urbanisme et ségrégation

À la fois juste et comique, ce texte:

We have all the good folks we need in this neighborhood. It’s not wrong to want a certain “type” of person who has a set of “morals” and is a “contributing” resident, and it’s not like it’s illegal to say these things (I consulted my attorney). Why do people have to be so pushy about changing my way of life? Can’t these people go somewhere else and stop getting angry when I call them “these people?”

Le retour de l’automobile

Bon, elle n’était pas vraiment partie. Mais on revient à la situation pré-pandémique.

Then there’s the dashed hope that working from home would lead to a reduction in driving. While commuting patterns may have changed, perhaps irrevocably for some, many Americans may find themselves driving more. (If traffic in your town seems worse than ever, consider all the people who used to pick up their dry cleaning or shop for groceries on the way home from the office and now go out at various times throughout the day instead.) Automobiles, like water, tend to fill every space given to them. The rise of things like open streets and cycling isn’t an equal-but-opposite force that can counteract the increase in driving. Automobiles, like water, tend to fill every space given to them. A lot of American cities that, before the pandemic, were merely swimming with cars are now flooded by them.

Inondés d’automobiles…

Stationnements: une utilisation de l’espace à revoir

« One of the greatest achievements of the car industry is convincing business owners that parking spaces lead to more revenue. »

Via Patrick.

La déception du TGF

Ça me rend un peu triste cette annonce de « Train à grande fréquence » entre Québec et Toronto. Je suis content que le projet existe, mais déçu du manque d’ambition. Robert Dutrisac explique bien pourquoi dans Le Devoir:

Or il faut comparer la performance promise avec celle des modes concurrents de transport. Pour le trajet Québec-Montréal, le train rivalise avec la voiture individuelle : en TGF, il faudra mettre à peu près le même temps. Pour les trajets Québec-Toronto ou Montréal-Toronto, c’est l’avion qui supplante le TGF : même en tenant compte du temps perdu dans les aéroports, l’avion est près de deux fois plus rapide. Pour les fins de comparaison, le train à grande vitesse (TGV), une technologie éprouvée depuis 40 ans — la première ligne commerciale fut inaugurée en France en 1981 —, franchirait la distance entre Québec et Montréal en une heure dix minutes. Et Montréal-Toronto en deux heures trente, centre-ville à centre-ville, ce qui place ce moyen de transport devant l’avion.

Prendre le taxi ou le métro pour aller jusqu’à la station de train, pour ensuite faire un voyage à Québec qui nous fera économiser 30 minutes, ça ne fera pas de ce mode de transport une option compétitive.

Le Canada est le seul pays du G7 à ne pas avoir de TGV. Ce n’aurait même pas été audacieux de choisir le TGV, mais ça aurait au moins permis de faire un peu de rattrapage.

Montréal et ses banlieues citées en exemple

Je suis tombé la même journée sur deux références à la qualité des aménagements urbains de Montréal. D’abord, une enfilade de tweets d’un certain Alex Mather sur la revitalisation des artères de la ville a été remarquée par un urbaniste renommé:

Puis sur Reddit, un montage avant/après des améliorations faites par certaines banlieues dans les dernières années.

Les changements climatiques? Ça dépend des sondages…

Dommage que l’attaché politique d’Ensemble Montréal ait effacé son compte Twitter suite à cette publication. J’aurais aimé voir la discussion complète.

Une image vectorielle des rues de toutes les villes

J’aurais aimé avoir accès à ce genre d’outil quand j’étudiais en urbanisme…

Détruire des autoroutes plutôt que d’en construire

Beau reportage photo du New York Times sur certaines villes américaines qui convertissent leurs autoroutes en milieux de vie plus attrayants.

In order to accommodate cars and commuters, many cities “basically destroyed themselves,” said Norman Garrick, a professor at the University of Connecticut who studies how transportation projects have reshaped American cities. “Rochester has shown what can be done in terms of reconnecting the city and restoring a sense of place,” he said. “That’s really the underlying goal of highway removal.” The project’s successes and stumbling blocks provide lessons for other cities looking to retire some of their own aging highways. Nearly 30 cities nationwide are currently discussing some form of removal.

On parle ici entre autres d’autoroutes qui créaient des barrières dans ces villes, ce qui ne sera peut-être pas le cas du fameux 3e lien. Mais ça peut quand même utile de noter cette tendance.

Le trafic induit et le 3e lien

Dans le cas du 3e lien, il convient de rappeler le concept de « trafic induit »:

Le phénomène de trafic induit dans le transport routier est à l’origine d’une boutade populaire aux États-Unis : « You can’t build your way out of traffic congestion. », (« Il n’est pas possible de s’extraire de la congestion routière en augmentant la capacité. ») Todd Litman souligne ainsi que, si les ingénieurs comparent souvent le trafic à un liquide, il serait plus approprié d’utiliser la métaphore du « gaz » pour expliquer le phénomène du trafic induit. En effet, la propriété du gaz est de s’étendre jusqu’à remplir le volume de son contenant (« […] it is more appropriate to compare urban traffic to a gas that expands to fill available space »).

Ainsi donc, construire des autoroutes à six voies pour réduire la congestion a parfois pour résultat de l’augmenter. On dit que le 3e lien se fera au bénéfice de très peu d’utilisateurs à un coût exorbitant.

Comme l’écrit Paul Journet: « [La] principale gageure est électorale. Peu importe ce que pensent les experts, le tunnel reste populaire à Québec, bien plus que le tramway. Et la science des sondages est écoutée par les politiciens. »

Tout ça pour ça.